dehors le son du fond des âges



je ne sais pas si je ne lis plus rien parce que tu n'écris plus rien, où alors c'est trompeur, une histoire de faux en lecture, c'est pas condamnable, hein, je t'ai lu dire un jour que plus personne n'écrivait, c'est vrai, (...) cette journée sans but ni raison, on marchait sur la falaise, tu prenais des photos dans le vent, et en rentrant elles nous ont révélé la vérité sur ce qui s'était réellement passé là-haut, ce que nous n'avions pas vu ni entendu, abasourdis par les rafales (...) est-ce qu'on peut penser des conneries, on peut en dire, des choses sans enveloppe, sans bords, on accepte, tu crois, qu'on laisse tomber un moment tout ce fatras? non (...) maintenant, aujourd'hui, je passe encore régulièrement de la honte à autre chose, autrement, autre, ce n'est (...)

mais j'ai oublié

j'en ai



plein l'dos.

paradise anywhere


on sirote des boissons très sucrées
ensuite un léger courant d'air
puis la vue s'inverse, en trois ou quatre temps ou plus :
° d'abord la frontière se creuse, et au centre on voit l'univers à l'envers: c'est comme la preuve (du déplacement)
° ensuite les substrats s'étendent comme les ondes qu'un caillou ferait dans l'eau, il ne reste rien de ce qui nous précède (c'est la fragilité quantique)
° enfin, alors qu'on croyait échapper au nœud, le vide se tord une seconde fois, plus violente, plus intérieure. On saigne (par exemple du nez, ou des menstrues), et tout devient particulier.

Le temps suivant existe aussi, et on pourrait en théorie en développer d'autres, mais, tu vois, rien ne prouve qu'on est guéri.