sinon quelle pluie, cet après-midi



je ne sais pas, j'ai la tête tellement lavée
de tant de tentatives
pour saisir ce moment
celui où on communique
celui du message incomparable
unanimement réparti entre tous les sens
les bourdons, ta peau noire sur mes dessins
la voie lactée, l'empreinte de l'autre où se lover
j'irai tout aspirer dans la musique mineure
tout laisser couler dans tes lèvres
jusqu'à l'intime dispersion
le souffle qui emporte et pénètre
l'espace tordu jusqu'au paradoxe
le temps suspendu jusqu'à l'aurore
le chaos sur le bureau, le goût limpide de l'eau
même un reflet fait figure de cercle

qu'est-ce que tu feras
quand tu verras
que je te regarde